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  Feature about the Fleshtones for 'Tracks' (ARTE France)
  By Jean Michel Riera
  First broadcast on Thursday 23 September 2004

Peter ZAREMBA :
- Come on with us, we have a party now, come on !
- Venez avec nous, nous avons une fête maintenant, venez !

CONCERT

Ils ont imposé leur rock garage exhubérant à la froideur des années 8O, transforment chacune de leurs apparitions en une grosse fiesta entre amis, et ont inventé le "Blue Whale", un cocktail bien tassé à base de Téquila et de Champagne : en 28 ans d'une carrière passée dans une quasi-obscurité, les Fleshtones restent une des dernières légendes vivantes de la scène underground new yorkaise du milieu des années 70.

Keith STRENG :
- Apart the « Blue Whale », we invented Super Rock, my God !
- A part le « Blue Whale », nous avons inventé le Super Rock, nom de Dieu !

Peter ZAREMBA :
- « Super » is always better, okay ? This is a very american marketing concept. If you have Rock'n'Roll, that's boring, lame, derivating... whatever ? It's better if it's super.
- Tout ce qui est « super » est toujours mieux, okay ? C'est un pur concept de marketing américain. Si tu prend juste le Rock'n'Roll, c'est ennuyeux, convenu, dénaturé... quoi d'autre ? C'est mieux si c'est "Super".

CONCERT + SORTIE DANS LA RUE

Une pincée de Soul agrémentée d'un entrain Funky, le tout bien secoué par la spontanéité Garage façon 60's et servie en toute simplicité comme une bonne vieille pop british : le cocktail "Super Rock" réunit tous les ingrédiens nécessaires aux grandes sarabandes organisées entre les Fleshtones et leur public. Des concerts qui se doivent à chaque fois de faire un détour sur le bord des trottoirs.

IMAGES NB BEAUTIFUL LIGHT + THEME FROM THE VINDICATORS

C'est en 1976, dans la cave de leur maison du quartier de Queens à New York que ces enfants d'immigrés polonais plaquent leurs premiers accords. Ils sont à la recherche d'une musique capable de mettre de l'ambiance dans les fêtes qu'ils organisent régulièrement pour secouer la torpeur du trop middle-class et ennuyeux Queens.

Keith STRENG :
- I rented the house with two other guys and we went down to the basement, and in the basement there were these japanese guitars, a bass guitar and a guitar, that was left by whoever lived in before the Fleshtones entered in, and I guess it was some signal of destiny, these two japanese guitars, which we immediatly plugged in ; we had no idea how to play these instruments but we put them to the fuzzbox and amplify as louder we could and we just played for hours on in.
- J'avais loué cette maison avec deux autres types et nous sommes allé jeter un oeil à la cave, et dans cette cave se trouvaient ces guitares japonaises, une basse et une guitare, abandonnées par ceux qui habitaient là avant les Fleshtones, et j'ai vu ces deux guitares japonaises comme un signe du destin, nous les avons immédiatement branché sans avoir la moindre idée de comment jouer de ces instruments mais une fois branché sur la fuzzbox, le son poussé à fond, nous avons joué des heures comme cela.

Peter ZAREMBA :
- We tried to build a house with the wrong material and the wrong workers, you know, so the house would have fall down ; but once we saw The Ramones, we realized we could do it.
- On a essayé de construire une maison avec le mauvais matériel et les mauvais ouvriers, tu vois, et la maison se serait serait effondré; mais après avoir vu les Ramones, on a réalisé que nous pouvions en faire autant.

RAMONES EN CONCERT + PHOTOS RAMONES, ENTRÉE CBGB'S, EXTRAIT LIVE "SHADOWLINE", BANC TITRE AFFICHES CONCERTS 76 & 77, BANC TITRE BLONDIE, BANC TITRE ALAN VEGA

1976, c'est l'époque où se télescopent les expérimentations musicales et artistiques des Talking Heads, Télévision et Andy Warhol avec une scène punk emmenée par les New York Dolls et autres Ramones auxquels les Fleshtones emboitent le pas. Ils deviennent rapidement une des attractions du CBGB's, le club phare de l'underground branché de Manhattan. Blondie et surtout Alan Vega, le chanteur de Suicide, tombent sous le charme.

Peter ZAREMBA :
- Alan was into Rock'n'Roll, into the heart of Rock'n'Roll. He saw us and and fell in love with us, and he was really responsible for us getting our first recording contract.
- Alan était en plein dans le Rock'n'Roll, au coeur même du Rock'n'Roll. Il nous a vu, est tombé amoureux de nous, et porte la responsabilité de notre premier contrat d'enregistrement.

HENRY JONES VIDEO + BANC TITRE ALBUM COVER

Véga convainc son producteur de signer les Fleshtones. Nous sommes en 1978 et le groupe enregistre alors son premier album... qui ne sortira que quatre ans plus tard. Un départ qui donne le ton d'une carrière chaotique et inégale. Mais c'est dès 1981 avec la sortie del'album "Roman Gods" que les Fleshtones endossent une réputation d'archétype de groupe new yorkais.

Peter ZAREMBA :
- All of these comic books and TV, all of this mixed up of our european imigrant parents and these influences evolved into this sensibility.
- Toutes ces bande-dessinées et cette télévision, ce mélange entre les origines européennes de nos parents imigrés et ces influences ont évolué en cette sensibilité.

CLIP ARMED & DANGEROUS (avec intro façon comics books) + THE CUTTING EDGE, ZAREMBA EN VOITURE, EN ITW + CHANTE AVEC UN GROUPE INCONNU.

Si le succès retentissant se fait encore attendre, tout semble réussir au groupe : trois albums devenus cultes, un solide noyaux de fans principalement européens disséminés entre Paris et Madrid et Rome, les années 80 s'annoncent fastes pour les Fleshtones. Peter Zaremba en profite pour une escapade à MTV. Pendant une saison, il présentera ""The Cutting Edge", et sillonera les USA à la recherche de nouveaux talents. L'émission deviendra culte avec les premières apparitions télévisées d'inconnus nommés Tom Waits, REM ou les Red Hot Chili Peppers.

MTV - THE CUTTING EDGE / PETER ZAREMBA :
- I really want to welcome really special friends of mine in the show tonight, they're called The Smithereens.

Peter ZAREMBA :
- That was like a dream come true ; I could pinch myself, every time we did the show I said : « This is real ».
We're not millionnaires, that's sad.
- C'était comme un rêve devenu réalité; je pouvais me pincer, chaque fois que l'on tournait une émission je me disait : "C'est la réalité."
Nous ne sommes pas millionnaires, ça c'est triste.

Bill MILHIZER :
- I think because we're not millionnaires this is probably why we're still together.
- Je pense que c'est parce que nous ne sommes pas millionnaires que nous sommes probablement encore ensemble.

CLIP + SOUNDTRACKS fin 80's

Mais à partir de 1985, régurgiter les références de la culture populaire américaine ne suffit plus : les Fleshtones peinent à sortir d'un style et vivent sur leurs acquis. Leur maison de disque les lachent, puis leur bassiste. Les Fleshtones tentent vainement d'obtenir un succès qui les nargue en s'accrochant à la vague pop de la fin des années 80. Mais incapables de se renouveler, ils s'enferment dans leur propres clichés et paradoxalement, assoient leur propre légende.

Peter ZAREMBA :
- The Fleshtones looked at success and laughed ; we laughed at the face of success many times. I can't believe we're still alive.
- Les Fleshtones ont regardé le succès et ri; on a ri au nez du succès tellement de fois ! J'ai du mal à croire que nous sommes toujours vivant.

LIVE NOUVEAU CASINO

END

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