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| Les Princes Du Garage | ||
| By Chil Pom | ||
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Zaremba, pour 50 millions de Français, c'est le libéro du PSG. Mais, pour quelques milliers de Rockers, Zaremba c'est aussi l'homme des Fleshtones. Et, les Tones, Nineteen les a tatoués. In The Flesh.
Ni un Cult-Group, ni des Losers; Tout simplement des purs et durs, des Princes quoi! 1977 : une année ! Tandis que Londres s'indignait et allait s'extasier devant le coup de balai des Sex Pistols, New York enfantait les Fleshtones. Comparaison douteuse mais efficace : d'un coté des « pantins », de l'autre, des témoins 'vivants', sans être traditionaliste. Commencer en disant que Fleshtones est un groupe essentiel n'est même pas un euphémisme. C'est une Réalité. Pardon pour ceux qui croient qu'on va leur parler d'un cult-group, de losers, d'un combo à message : Les Fleshtones ne font pas partie d'une mode underground. Cela est du à une certaine incapacité chronique, non pas de se faire attendre, mais d'être le dernier groupe à voir ou entendre, d'être le dernier groupe culte. Non, les Fleshtones sont plus que cela : ils ne vivent pas à la recherche d'un temps perdu, ils sont fiers de vivre à NY, sans arrière pensée, de vivre et travailler au pays. Toutefois, en ce qui concerne leur image de groupe culte, il faut concéder que Zaremba et les siens (pour reprendre une expression) auront eu besoin d'attendre 5 ans pour sortir leur 1er LP grand public ; mais, que voulez-vous, la lenteur des maisons de disques en matière de prospection et de distribution n'est pas qu'une légende. C'est le genre de situation qui rend fébrile les fans, qui réalimente les lamentations de ceux qui croient que le Rock n'est plus ce qu'il était, le Rock n'a jamais' été', il existe. Les Fleshtones, tout en étant ensemble depuis 6 ans, n'ont pas besoin d'un gimmick quel qu'il soit ; ils respirent les 80's. Déblayons du coté de leurs influences musicales, admettons qu'ils font quelques reprises, à ma connaissance, il n'y en a que 2 : Play With Fire des Stones et le grand Ride Your Pony de Lee Dorsey, un classique de Rythm'n'Blues Nouvelle Orléans des 60's, mais qu'ils ne sont pas les seuls à interpréter puisqu'il existe des versions des Meters et de Betty Harris. Quant à celles qu'ils jouent sur scène : qui a dit qu'au Palace, en 82, il en a entendu d'autres ? Palace 82, seul témoignage scénique en France d'un groupe surpris par cet accueil… Il faut dire qu'avec les Dogs en première partie : souvenir d'un concert qui dérapa un peu trop vers le rythm'n'blues « lourdingue » vers la fin : dommage ! Pour les compositions, c'est tout un programme : elles sont les fruit d'un travail de collaboration entre Keith Streng, le guitariste et un personnage à lui tout seul, Peter Zaremba, qui personnifie les Fleshtones. Mais surtout, ne pensez pas que c'est le groupe d'un seul possédé à la Cause, comme c'est parfois le cas. Le dernier exemple : 'Chinese Kitchen' étant au crédit du saxo, Gordon Spaeth (qui fait partie intégrante du groupe depuis fin 81) et de Streng ;tous les deux issus d'un groupe du nom même qu'ils ont donné au titre qui débute leur 1er LP , synthèse de plusieurs années de travail. Passons vite sur leurs simples, excepté le premier 'American Beat/Critical List' sur Red Star que l'on retrouve aussi sur la cassette Blast Off, les choix étant loin d'être les meilleurs pour représenter la force de composition qui vous sidèrent sur place dans un premier temps. Alors qu'on ne peut, dans une seconde phase, s'empêcher de danser (non pas de battre la semelle) en écoutant 'Up-Front' le style de maxi-45 étalon : cela étant lié, à la date de sa parution, au remplacement de Calderone par Milhizer (drums), à ce son définitivement actuel : simple, essentiel mais pas revival, encore moins de série B. C'est le genre de Play With Fire, Play Loud pour une fille de Baltimore. Il est vrai que cela n'arrive même pas, pour l'énergie et la puissance, à la semelle de cette cassette-concert que vous vous êtes confectionné, j'espère et que presque tout rédacteur de Nineteen possède. Hors du temps. Des guitares qui caracolaient, une rythmique d'enfer, des breaks fous, c'était pas possible. On ne peut en dire de même de leur participation à de multiples compilations, hormis celle de Marty Thau ; vous savez cz qu'il vous reste à faire si vous voulez aller à l'essentiel. Toutefois, ce Monsieur leur avait permis de faire leur premier simple cité ci-dessus, en compagnie des Comateens, et devait leur premier smiple. Mais voilà, les tiroirs caisses en ont voulu autrement ; encore une affaire qu'on laisse à d'autres. Pause. Mais elle n'est pas comme pour les Cramps qui sortent à l'heure actuelle, une compilation-singles. Vous pouviez et pouvez toujours vous procurer la cassette intitulée 'Blast Off' où l'on retrouve une autre version de Shadow Line dont l'interprétation n'a rien à voir avec la version anesthésiée que l'on peut entendre sur Roman Gods. Mais revenons à cette cassette Blast Off (1978) dine des Real Kids, des Ramones, qui possède une pêche anthologique. On y retrouve un certain Alan Vega qui fait les vocaux sur Rocket USA et une reprise 'Cara-Lin' (de Gottehrer qui bossait dans le Brill Building pour écrire des pop songs, lequel monsieur a produit le premier Blondie et un Feelgood, en l'occurrence Private Practice) Heureusement, il y a Roman Gods, un album qui semble être un Greatest Hits tout en ne l'étant pas si l'on prend en considération la qualité de l'ensemble des simples et des cassettes, tout en l'étant par les morceaux choisis : vous voyez ce que cela veut dire . Ce mince paradoxe ne tient pas seulement à la production assurée par Richard Mazda mais à une 'certaine' évolution du groupe. Mais des témoignages aussi vivants par le Fun vous en connaissez beaucoup ? Au fait, j'oubliais : il y a une batterie, des guitares et un sax, c'est tout ! |
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| © 1983 Chil Pom, Nineteen #5. | [ Top of Page ] | |
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