The Fleshtones Index | Search
  Un Gang Au Palace
  By Alain Feydri
  A chaque fois qu'ils passent à Paris, Les Fleshtones font plus de dégâts dans les têtes que Sydney Bechet sur les fauteuils de l'Olympia. Dans les coulisses de l'exploit, Nineteen était là, le micro à la main.

La première chose que j'ai vue des Fleshtones cet après midi-là, c'est que Keith Streng, furtivement croisé dans un couloir à proximité des loges, avait troqué son célèbre blouson en jeans frappé du sceau guerrier des 'Roman Gods' contre un plus actuel, orné d'une tête cornue et de la simple inscription 'Hexbreaker'. Renseignement pris, ce n'est pas uniquement par souci d'actualité que le guitariste s'est offert son nouveau paletot, et avec les deux manches celui-là ! Mais tout simplement parce qu'on lui a dérobé le précédent, cadeau de ces Dieux Romains qui avaient donné leur nom à l'album. Ce mince préambule pour rappeler que les Fleshtones affichent bien haut une attitude des plus déterminée , et pas uniquement sur leurs blousons. Ils serrent les rangs comme un seul homme ou plutôt comme un gang, justement devant l'adversité. Rarement, la notion de groupe aura paru plus évidente pour nos cinq New Yorkais. Il aura suffit de les voir offerts en pâture à un photographe insataible pour comprendre qu'ils sont sur la même longueur d'onde et quand tout ça est répercuté sur la scène d'un théatre conquis d'avance, rien d'étonnant à ce que cela deviennent vraiment sauvage, « wild » comme se plait à répéter Keith Streng qui fait rouler le mot sur le bord de ses lèvres, comme pour mieux en savourer la teneur explosive.

Le numéro 5 de Nineteen déclenche un concert d'exclamations enthousiastes qui me pousse à m'excuser de n'en avoir que 3 à leur offrir ; pas rancunier, ils nous offrent à boire et continuent de s'esclaffer devant les dessins accompagnant le papier qui leur est consacré, (là, Zaremba tient à affirmer haut et fort qu'il n'a aucun lien de parenté avec son homonyme du PSG). On s'installe et je me tourne vers Keith Streng qui semble être tout naturellement désigné pour répondre à mes questions.

19 : En tout premier lieu, j'aimerais que l'on parle de ce groupe avant les Fleshtones, The Dregs ; c'était vers 75-76 non ?
Keith : Oui c'est cela, mais Gordon et moi seulement étions dans les Dregs. Gordon était harmoniciste et moi batteur.

19 : Batteur !?!
Keith : Oui, j'ai été batteur pendant plus de 65 ans avant de passer à la guitare.

En fait, il y avait déjà Peter Zaremba dans leur sillage qui s'est un jour défini comme le 'directeur musical' des Dregs. Ils s'échangeaient surtout pas mal de disques et c'est grâce à Zaremba que le groupe a fait sa première apparition scénique à l'occasion d'une party que ce dernier donnait chez lui.

19 : D'où venez-vous ? Tous de NY ?
Tous ensemble : De New York, we're a New York Band !
Peter (silencieux): mais nous avons des amis partout où il faut en avoir : Boston, Chicago, LA…

En fait, les Fleshtones viennent du Queens, à quelques miles de Manhattan, excepté Marek , le bassiste, qui vient du Maine, état voisin, où il travaillait dans une ferme spécialisée dans l'élevage industriel de volaille. Jusqu'au jour où son copain Keith Streng lui proposant de venir à New York et d'y apprendre à jouer de la basse, Marek hésita une petite heure et se mit en route.

19 : J'ai lu quelque part que c'est Alan Vega qui après vous avoir vus sur scène a emmené Marty Thau avec lui au moment où ce dernier était entrain de monter son label, Red star.
Keith : C'est exact. On ouvrait au Max's Kansas City pour une de ces groupe merdique et Alan était là. Il est venu nous voir , excité comme un poux. 'Hey les mecs, c'est du Rock ! mais vous êtes vachement Rock. Tout ça !' et il a convaincu Marty de venir nous entendre ; et c'est comme ça que peu de temps après, on s'est retrouvés à jouer en studio avec Alan et Marty comme seul public. Mais Marty a été convaincu.

19 : Qu'est devenu Lenny Calderone ?
Keith : Oh, Lenny est rangé. Il vit avec sa girlfriend, ses copains mais c'est toujours un chouette mec.

Peu avant d'être le premier batteur des Fleshtones, Lenny Calderone avait auditionné pour les Dictators, mais n'avait pas été retenu en raison, paradoxalement, d'un trop grand conservatisme musical. C'est vrai qu'à ce moment-là, Lenny, jeune batteur des Queens, avait des goûts musicaux typiques de teenagers yankees des mid-seventies : Led Zeppelin, Who, Mott The Hoople. Mais bon, les Dictators n'étaient pas Talking Heads ou Suicide… Quant à Bill, son successeur, il jouait avec Harry Toledo.

19 : Pourquoi le 1er single American Beat est-il dédié à Myriam Linna ?
Keith : Cest dédié à Myriam parce qu'elle a été une des toutes premières personnes à croire en nous, à vraiment faire du battage autour de nous. En plus, à ce moment-là, on avait l'habitude de sortir ensemble, d'aller entendre des groupes dans des clubs, tout ça… C'est vraiment une fille chouette !

19 : Fait-elle toujours 'Kicks' ? Je n'en ai que 2 numéros mais c'est vraiment le meilleur fanzine que je connaisse.
Gordon : Elle et Bill ont arété, je crois qu'il en existe 3 ou 4.
Marek : Moi, j'ai entendu dire qu'ils voulaient démarrer une nouvelle formule.

19 : La cassette ROIR était-elle à l'origine de votre premier album sur Red Star? Pourquoi ce disque n'est jamais sorti ?
Keith : Ouais, ouais, Blast Off était effectivement destiné à être notre premier album mais il n'y avait pas Rocket USA. On l'a rajouté sur la bande parce qu'on l'aime bien, c'est vraiment sauvage ! Ca a été en fait une prie, sans dubs, sans rien, et si l'album n'est pas sorti c'est bien sur pour des questions d'argent. C'est l'époque où Marty Thau a commencé à avoir de sérieux problèmes financiers avec Red star, dommage !

19 : Justement, sur la cassette Blast Off, il est précisé que la photo du groupe vient d'un film appelé 'Soul City'. C'est quoi ? C'est vraiment un film dans lequel vous jouez ?
Keith : Oui, c'est un film, un petit film d'animation.
Marek : C'est Henry Jones qui a fait ça. C'est une suite de photos découpées avec des dessins, puis animées. Ca tient du cartoon et du film d'animation, quoi ; très 'arty'. Ca passera peut-être par ici si vous avez un musée d'art moderne.

19 : Etait-ce votre idée de refaire 'Play With Fire' sur Up Front? Ca n'est pas vraiment réussi…
Keith : Non. Le morceau prévu à l'origine était 'All Around The World'. On avait aussi pensé à Ride Your Pony mais Paul Wexler, le producteur, a pensé que Play With Fire était une meilleure idée bien que ça ne nous convienne pas trop ; et comme on n'a pas trop de poids non plus à la production…

19 : All Around The World qui est sorti après en face b du single Shadow Line.
Keith: Ah bon? Aux USA c'était The World Has Changed en face a. Je l'ai même à la maison celui-là!

Et c'est le moment que choisi Peter Zaremba pour quitter la pièce alors que la prochaine question lui était plus particulièrement destinée ; tant pis, j'essaie quand même.

19 : Depuis le 1er simple, Peter est toujours impliqué artistiquement dans la conception des pochettes, y compris la compilation 2x5 de Marty Thau ; c'est un job ou une passion ?
Gordon : Oh c'est parce qu'il aime bien ça. Mais il a aussi de solides études dans une art school derrière lui. Il y a toujours des tas de gens qui viennent lui demander d'en faire.
Bill : Et puis, il est pas cher !

19 : Quelles sont vos racine musicales ? La musique noire, bien sur avec Larry Williams, Lee Dorsey et tous les autres ; pas mal de trucs 60's aussi non ?
Tous en chœur (et en gestes): Toute la bonne musique rythmée américaine : Rock'n'Roll, Sixties, Tamla, tout ce qui est bon…

19 : Vous semblez très fidèles à un petit cercle de gens comme Richard Mazda, Carl Grasso ou encore Jon Weiss. Qui sont-ils et pourquoi eux ?
Bill : Tant qu'on est bien à travailler avec eux, il n'y a guère de raisons de changer.
Keith : Richard Mazda est quelqu'un de bien pour travailler. Il est très mystique.
Peter (de retour des latrines) : Beaucoup plus mystique que nous ne le serons jamais.

19 : Et qui est Carl Grasso ?
Marek : C'est le directeur artistique de chez IRS ; c'est vraiment quelqu'un de très bien. (directeur artistique n'ayant pas ici la même signification que par chez nous. Il s'agit du secteur graphique et non musical).
Keith : C'est vraiment le type au monde qui comprend le mieux la démarche des Fleshtones.

19 : A quel moment avez-vous décidé d'inclure Gordon Spaeth comme 5ème membre du groupe ? Pour le single Shadow Line, juste après Roman Gods ? Vous étiez déjà 5 sur la photo de pochette.
Keith : Oh, c'est plutôt flou ; c'est pas un truc qu'on a décidé comme ça, subitement. Le single a du sortir avec cette photo parce qu'on était toujours cinq sur les photos à ce moment-là. Non, ça s'est fait presque sans qu'on s'en rende compte, assez naturellement.

19 : Vous semblez particulièrement apprécier les instrumentaux depuis Theme From The Vindicators jusqu'à Legend Of A Wheelman, en passant par Roman Gods, qui n'a pas vraiment de vocaux.
Keith : Alors là, si justement ! Il y a pleins de Lalala ; c'est de sacrés vocaux, ça ! Et puis c'était censé plaire aux radios.

19 : Bon, d'accord, on ne compte pas celui-là, mais il y a encore Atom Spies, Chinese Kitchen…
Keith : Oh, ben on aime cette formule musicale, ça a plein d'impact et parfois, plutôt que de pondre des textes du style 'I really love you my babe', vaut mieux tout donner dans la musique ; c'est souvent beaucoup plus expressif.

A ce stade de la conversation survient un photographe qui nous force à stopper, le temps d'une pause. Passé l'intermède, les positions ont changé et je me retrouve aux coté de Peter Zaremba.

19 : Hexbreaker est votre production le plus hot et la plus finie à ce jour, avec d'étranges relents d'influence tex-mex ou latinos comme Deep In My Heart ou encore cette trompette dans Legend Of A Wheelman. C'est un effet recherché ?
Peter : Oh oui, c'est complètement volontaire. On ne se rend pas compte de l'impact de cette musique sur le rock américain ; le rock est un mélange de pleins d'éléments et le tex-mex en est un et de première. Pense à ?, Sam The Sham, tous cex trucs fabuleux…

19 : Sir Douglas Quintet aussi.
Peter : Doug Sahm bien sur et Land Of A Thousand Dances de Cannibal & The HeadHunters et Chris Montez, c'est tout des trucs que nous, on aime bien.

19 : Ouais, Let's Dance c'est super. Et qui fait ces voix suraigües derrière toi dans Right Side Of a Good Thing ?
Peter : He bien, je te le présente : c'est Marek, en personne.

19 : Heu.. ; Tu as vraiment la voix très haute !
Marek : Huuuiii !
Peter : Il portait des sous-vêtements spéciaux quand il a fait ça !

19 : Comment se fait-il qu'il n'y ait eu que 3 concerts en France, alors qu'une tournée était prévue.. Il y a des tas de gens, dans le sud en particulier, qui sont très désappointés de ne pas vous voir.
Peter : Oh, c'est des histoires de management, des gens plus organisés que nous qui décident. Moi, personnellement, je suis quelqu'un de très désorganisé. J'ai besoin que l'on organise autour de moi, tu vois (sourire moqueur). Non, sérieusement, c'est dommage que nous n'allions pas dans le sud, mais il faudra que l'on revienne en France, c'est tellement bien !
Keith : Les maisons de disques pensent que tout s'arrête aux USA ou à la rigueur à l'Angleterre mais ça n'est pas nécessairement vrai.
Peter : surtout que l'Angleterre est vraiment insupportable en ce moment ; il faudrait la rayer de la carte.

19 : Est-ce que Hexbreaker se vend bien ?
Peter : Ca a l'air de démarrer un peu mais on a du mal à passer en radio. Tu sais, on a conçu Hexbreaker comme un coup de poing dans une vitre, pour que ce soit…bang… vraiment fort tu vois ?

19 : Ouais, très bien ; et je trouve que c'est parfaitement réussi. Et que devient Action Dogs, ce fameux single avec les Plimsouls ?
Keith : Ouah ! On a été vraiment jeté quand on a fait ça, à commencer par Peter Case. On a fait un potin d'enfer dans le studio, c'était vraiment sauvage.Ca devait sortir chez Bomp ! par Greg Shaw, il était dans le studio d'ailleurs. Il devait y avoir une version de New Orleans de Gary US Bond en face b, mais on est tous partis à droite à gauche et on a un peu oublié l'histoire mais toujours la bande. Je ne sais vraiment pas pourquoi ça n'est pas sorti, il faudrait que ça sorte, c'est vraiment bien, c'est vraiment sauvage.

Peter nous raconte aussi tout émerveillé que Ray Davies et Mick Avory se sont déplacés tout récemment pour les entendre dans un club. On parle de Monoman et des Lyres pour avoir des nouvelles ; Les Fleshtones, Zaremba et Streng en particulier, vouent une admiration quasi religieuse à Jeff 'Monoman' Connolly depuis DMZ, à tel point qu'à une époque, les 'Tones refaisaient sur scène une version avec cuivres de Mighty Idy qui ouvre l'album du gang bostonien. Et là, tranquillement, Peter continue d'affirmer que les Lyres sont les groupe le plus intéressant du moment (difficile de lui donner raison, malgré un apriorisme très favorable, on manque singulièrement de preuve). On parle des Cramps, bien sur 'Ils sont tellement imprévisibles' nous répondent-ils en chœur, je dis à Marek avoir lu que Kid Congo avait rejoint le Gun Club, il a l'air ravi et embraye sur Jeffrey Lee Pierce. « Celui-là est vraiment déjanté mais c'est un chic type ; à chaque fois qu'il m'arrive de le rencontrer à New York, il me fait toujours le même coup : « hé mec, on vient de me cambrioler à l'hôtel, tu peux pas m'offrir un verre ? », la fois d'après c'est « hey, je viens de me faire attaquer dans la rue et dévaliser, tu me payes un coup ? » toujours dans ce goût-là il boit vraiment beaucoup mais c'est un chic type. » On se quitte à grand renfort de poignées de mains, de salutations bruyantes ; bon sang que le temps passe vite avec ces gens-là !

Quelques heures plus tard, noyé dans la foule du Palace, je me demande s'ils arriveront à être aussi impressionnants que ce fameux jeudi d'avril 82 où, avec les Dogs en ouverture, ils avaient offert une des prestations les plus brûlantes qu'il m'ait été donné de voir. Bien sur, je ne perdrais rien pour attendre, mais ça, je ne le savais pas encore. Ca a commencé comme un gag avec le type qui se rue sur scène et s'époumone dans le micro « Et maintenant, de New York,… Les Fleshtones » hurlements de la foule et… rien n'arrive ; ça dure quelques minutes, le type revient, remet ça « Et maintenant… » et toujours rien jusqu'à ce qu'on aperçoive aux abords de la scène, la foule qui se fend difficilement et relâche à chaque contraction un membre du groupe qui se hisse avec peine jusque sur les planches. Nos cinq loustics n'ont rien trouvé de mieux que d'arriver par la rue et de traverser le public pour se rendre sur scène, c'est déjà une preuve ça, non ? Le show débute tranquillement, presque doucement, le son se règle puis les mouvements se font de plus en plus hachés, plus nombreux aussi et soudain, sans que l'on n'y prenne vraiment garde, c'est le déluge. La scène devient un véritable pandémonium brisé de temps à autre par quelques chorégraphies d'ensemble qui oscillent entre les Barkays de la grande époque et Bruce Lee contre les fils du dragon, avec bien sur, ce petit zeste d'imperfection dans le synchronisme qui en fait une cérémonie envoûtante, ils font des trucs inespérés comme leur propre 'All Around The World' dans une version à couper le souffle, Bill grimpe sur sa batterie, Keith saute partout avec un son de guitare mixé ici jusqu'à 10 fois plus fort que sur vinyle, et c'est juste parfait, Gordon et Peter s'échangent à intervalles réguliers l'orgue minuscule qui trône au premier plan pour un trait d'harmonica ou un hurlement de sax, ils s'offriront même une danse guerrière autour des deux tambours décorés de la tête cornue pendant le passage instrumental insensé qui sert de pont d'entrée à « Super Vindicator » le bien nommé, après un « Hexbreaker » endiablé si je puis dire (conçu comme un coup de poing qu'il disait Zaremba, coup de poing tu parles, ce truc c'est de la dynamite !) et j'ai encore une vision réjouissante de Marek et ses guibolles d'araignée arpentant sans relâche son carré de territoire, de l'ampli au micro pour y lâcher des chœurs enthousiastes en réponse aux exhortations ravagées de Zaremba. Qui ira s'offrir un nouveau voayge dans la foule avant de grimper tant bien que mal au premier balcon venu, les Fleshtones ne trichent pas, doivent même pas savoir. Et comment s'étonner après de l'évidence bonne humeur que dégage ce quintet de cinglés. « We're gonna have some fun tonight » hurlait Little Richard, et si depuis, le mot fun n'était pas devenu aussi galvaudé, malhabilement ressassé par tous les ramollis du bulbe qui tentent à grands renforts de trémoussements équivoques de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, si le mot avait gardé son contenu premier voilà ce qu'il faudrait répondre quand on vous dit Fleshtones…

Il y eut plusieurs rappels grandioses et hystériques et là, quand ils surent qu'ils ne pouvaient plus rien offrir, alors, à nouveau, ils plongèrent un à un dans la foule pour que le message soit bien clair. Ils ont fini dehors, rue du Faubourg Montmartre, créant comme un début d'émeute avec l'habituel car de flics encerclé par une meute de rockers braillards et volubiles et sans que soit perceptible la plus petite once de tension, Zaremba et son harmonica, Gordon et son sax offrirent une aubade à la foule des passants éberlués alors que le public qui avait suivi scandait comme un seul homme « Fleshtones, Fleshtones, Fleshtones … » ils revinrent ensuite en dansant dans le Palace mais les gros bras jettèrent sans merci la petite foule qui tentait de les suivre, c'était fini mais Zaremba sait ce que veut dire payer de sa personne. On croise un Marek aux anges, la basse sous le bras qui lance en désignant le car de police : « Quand je les ai vus, j'ai vraiment pensé que c'était pour nous » ça aurait pu. Bien sur, ma petite interrogation d'avant concert n'était pas complètement sortie de la tête, à présent, ils peuvent revenir quand ils veulent, je sais… et vu le nombre de mines réjouies déambulant alentours, je dois pas être le seul. Sacrés briseurs de sorts !

  © 1984 Alain Feydri, Nineteen #8. [ Top of Page ]
   
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